Lormont joue dans l'eau

Cascades de Garonnes

Présenté à la presse au mois de juin dernier, le projet des Cascades de Garonne, dont la construction devrait débuter en début d’année 2011 sur l’ancienne friche de Lissandre est l’un des grands paris de la nouvelle Rive Droite. Visite avant travaux…

Et dire qu’à l’aube des années 80, ce site était voué à devenir une décharge ! C’est grâce à la mobilisation des habitants et d’élus lormontais, que le site des anciennes cimenteries Poliet et Chausson, qui employât jusqu’à 1200 personnes, changea de destination jusqu’à devenir aujourd’hui un véritable laboratoire urbain.

Après la requalification de l’ancienne carrière en un remarquable Parc de l’Ermitage par la paysagiste Graziella Barsacq, demeurait une parcelle de 9 hectares inemployée située sous le Parc des Iris. A l’initiative de Jean Touzeau, maire de Lormont, et de Philippe Dejean qui préside aux destinées de Domofrance, l’architecte Jean-Michel Ruols fut mandaté pour concevoir un site dont le but serait de donner une autre vie à cette friche industrielle. Le résultat des cogitations de l’architecte fut un projet mêlant ses marottes : les parcs de loisirs, l’aménagement de sites aqualudiques (sans copyright), les quartiers à vocation plurielle (habitat, loisir, bureaux et commerces) et l’architecture qui fait sens. De ce restant de carrière abandonnée, il fait ressortir les traces du passée en organisant les bâtiments sur le tracé des courbes de niveaux chères aux géographes. L’architecture futuriste, toute en matériaux clairs, lignes souples et verre translucide oscille entre geste spectaculaire et dialogue avec le paysage environnant tout en proposant via une spectaculaire passerelle un accès à la hauteur des ambitions du lieu.

Un centre thermolüdic©

Retenez bien cette orthographe car ce concept forgé par Jean-Micel Ruols est au coeur du projet des Cascades de Garonne. Au centre du complexe se trouve donc un espace voué aux plaisirs de l’eau et la remise en forme. Alimenté par un captage souterrain d’eau chaude, deux bassins, l’un intérieur et l’autre à l’air libre, proposent 300 jeux d’eau à la destination de tous, enfants comme séniors. Spa, bassins d’agrumes, sauna, hammam forment une offre d’activités familiales de bien-être qui seront accessible pour le prix d’une sortie au cinéma.

Une résidence hôtel.

Le haut de la parcelle sera occupé par un hôtel-résidence dont la façade est drapée d’une cascade de trente mètres de haut qui chute dans un immense bassin parcouru de promenades. 120 chambres, des salles de conférence ainsi qu’un restaurant en terrasse à la vue incomparable sur la façade des quais de Bordeaux constitueront d’après l’architecte une proposition touristique de premier ordre à qui veut visiter la Gironde viticole sans trop s’éloigner de la capitale aquitaine.

L’activité tertiaire.

Ce ne sont rien de moins que 18 000 m² qui seront consacrés aux activité tertiaires. Bureaux, locaux d’entreprises s’installeront donc au pied du site. Les maîtres d’oeuvre du projet espèrent pouvoir privilégier des sociétés dont le domaine de compétence correspond à l’esprit du site en souhaitant clairement que les salariés de ces dernières deviennent des usagers privilégiés des prestations offertes par l’ensemble du site.

Des logements.

Enfin ce seront 250 à 300 logements qui seront bâtis par le bailleur Clairsienne déjà fort actif sur le territoire de la Rive Droite comme le prouve le récent aménagement du quartier des étangs à Floirac. Le tiers de ces logements seront destinés à la location sociale, une autre contigent sera lui destiné à l’accession à la propriété.

Un empreinte minimisée.

Tout ce projet se devait d’être respectueux de l’environnement. La captation de l’eau chaude permettant de produire de l’énergie, elle permettra de diminuer l’empreinte énergétique du nouveau site. L’orientation des bâtiments et l’inclinaison du site lui permettront de tirer le meilleur parti de l’ensoleillement naturel des coteaux de Garonne. D’autre part, un effort particulier a été fait par les concepteurs du programme dans le choix des matériaux entrant en oeuvre dans la construction. En outre, un recours particulier à la filière bois sera fait dans la construction des équipements destinés aux entreprises et des logements.

Pour Lormont, par la voix de son maire ainsi que pour Philippe Dejean, Les Cascades de Garonne se posent, à l’instar du futur Arena de Floirac et du Rocher de Palmer à Cenon, comme l’un des pôles d’attraction de la nouvelle Rive Droite qui naît sous nos yeux, requalification menée depuis une décennie maintenant par le GPV Rive Droite, les quatre communes qui le composent et la CUB. Acteurs institutionnels, promoteurs privés, urbanistes, architectes, paysagistes, associations et citoyens ont ici, un fois de plus, su se réunir pour inventer des lieux et des usages novateurs sur un territoire longtemps déclassés. L’histoire compliquée et chaotique de la friche de Lissandre, devenue parc de l’Ermitage et Cascades de Garonne, est un bel exemple de ce que permet l’ambition quand elle s’ouvre à la concertation et au dialogue.

Cascades de Garonne

En bref, en chiffres et en résumé.

Les Cascades de Garonne sont le fruit d’un projet commun de la Ville de Lormont et de Domofrance auquel se sont associés l’architecte Jean Michel Ruols et le promoteur Pierre Starck. Il s’ancre sur une superficie de 9 hectares au bas des coteaux de Lormont.

Le budget total est de 100 Millions d’Euros dont 15 pour le complexe thermolüdic©. 75 millions seront nécessaires à l’aménagement du volet commercial et habitat.

Les principaux opérateurs, regroupés par la SEM Mont des Lauriers, sont la ville de Lormont, Domofrance, le groupe Pierre Starck, les sociétés Espace Loisirs Concepts, Cofely et le groupe de santé Bordeaux Nord.

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