Rénovation urbaine : de quoi parle-t-on ?

On parle de rénovation urbaine depuis le lancement par l’Etat en 2003 du premier programme national pour la rénovation urbaine (PNRU).

Il s’agissait de concentrer des crédits exceptionnels pour transformer les quartiers les plus fragiles, classés par le gouvernement en Zones Urbaines Sensibles (ZUS). L’effort financier portait sur les logements, les équipements et les espaces publics dans un objectif de mixité sociale et de développement durable.

La mise en œuvre de ce programme était confiée à l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU). Celle-ci approuve des projets complets présentés par les acteurs locaux (collectivités, établissements publics, organismes privés ou publics), qu’elle finance sur des fonds publics (État) et privés (Union des Entreprise et des Salariés pour le Logement – Action Logement).

Transformer les ZUS en profondeur


Le but de la rénovation urbaine est de transformer en profondeur les quartiers classés en ZUS pour offrir à leurs habitants une meilleure qualité de vie et les mêmes chances et opportunités de s’épanouir que les habitants des autres secteurs de la ville, autrement dit rendre ces quartiers « ordinaires » : divers, ouverts et de qualité.

Instituées par le pacte de relance pour la ville en novembre 1996, les zones urbaines sensibles correspondent à des quartiers concentrant les ménages en difficulté sociale et économique. Une concentration due à des taux très élevés de logements sociaux et à une attractivité résidentielle dégradée (espaces publics médiocres, enclavement, déficit d’équipements…). Classées en trois catégories : ZUS « simple », ZRU zone de redynamisation urbaine et ZFU zone France urbaine (lien article site économie et politique de la ville), elles bénéficiaient d’aides spécifiques sous forme d’exonérations fiscales et sociales, variables en fonction de leur classement. Ces zones ont faits place le 1er janvier 2015 aux quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

Des conventions pluriannuelles


Les programmes de rénovation urbaine, portés par les collectivités locales, s’appuient systématiquement sur un diagnostic urbain et social, une stratégie de transformation et un programme pluriannuel d’opérations physiques.

Ces opérations doivent répondre aux objectifs de la rénovation urbaine : la diversification du quartier (fonction, habitat), sa lisibilité (voiries, espaces publics et privés), son désenclavement. Elles peuvent concerner :

– la démolition de logements sociaux et la reconstitution hors site

– la réhabilitation des logements ou des équipements

– la résidentialisation (séparation des résidences du domaine public)

– la création ou requalification de voiries ou d’espaces publics

– la création ou réhabilitation d’équipements éducatifs, sportifs, culturels

 

Elles doivent par ailleurs garantir le respect d’engagements qualitatifs dans la conduite des projets :

– les ménages relogés doivent recevoir une offre adaptée à leurs besoins et leur budget/

– une gestion urbaine de proximité, impliquant les bailleurs, les collectivités et les acteurs du quartier, doit être mise en place (signature d’une charte)

– à l’occasion des travaux et actions engagés sur le quartier, un travail d’accompagnement pour l’insertion professionnelle des habitants des quartiers doit être mené.

– le projet doit impliquer les habitants dans la rénovation de leur quartier (concertation, mémoire des habitants, etc.)

 

Le programme pluriannuel d’actions de rénovation urbaine fait l’objet d’une convention entre l’ANRU et le porteur de projet (la collectivité) après examen par les partenaires nationaux (État, UESL, Action logement) en comité d’engagement.

En savoir +

Reportage photo « visite des sites Rive Droite inscrits au nouveau programme pour la  rénovation urbaine – 3 sept.2015  »

Rénovation urbaine – programme national 2014-2024

Contrat de ville et QPV