Le Grand Projet des Villes de la Rive Droite de l'agglomération bordelaise s’appuie à la fois sur des actions de construction et d’aménagement de l’espace et sur une démarche de réappropriation du territoire par ses acteurs et ses habitants.
Le numérique doit être l’un des outils de cette réappropriation. Dans ce but, le GPV a initié en 2009 un projet ambitieux intitulé " Co-Construire la Rive Droite numérique".
Ce projet experimental d'une durée d'un an, soutenu par l'Union Européenne (FEDER) et la Région Aquitaine est piloté par le GPV avec la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING), les laboratoires ADES et MICA de l' Université de Bordeaux 3 et avec le soutien d'Aquitaine Europe Communication (AEC) vise à faire émerger une plate-forme numérique représentant les activités publiques, entrepreneuriales, associatives et citoyennes de la Rive Droite, territoire composé des quatres villes de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont.

Echange et diffusion de services urbains  

L’objectif du projet consiste à définir et spécifier un dispositif, une plate-forme d’innovation numérique, qui facilitera la conception, la production, l’échange et la diffusion de contenus et de services urbains.
La plate-forme s’adressera à tous les acteurs du territoire en tant à la fois qu’utilisateurs et qu’innovateurs : citoyens, associations, créateurs, groupes informels, médias, entreprises, acteurs publics...
Dans l’esprit d’une réappropriation du territoire, il s’agit à la fois :
- d'enrichir concrètement l’offre de contenus et de services issus du territoire et destinés à ses habitants,
- d’abaisser considérablement les barrières à l’innovation et à l’intervention dans le quotidien du territoire,
- de faciliter l’émergence d’idées et de projets,
- de réduire les coûts pour tous les acteurs de l’innovation,
- de faciliter les partenariats,
- de faciliter la rencontre offre-demande,
- de réguler les relations entre les acteurs du territoire. 

 

 



Portrait de la plate-forme
La plate-forme regroupe donc des moyens techniques (matériels, logiciels, connexion), des informations partagées, des compétences mobilisables, des fonctions d’animation, des moyens de communication, des espaces (pas forcément permanents).
Elle a bien évidemment une forte dimension numérique, mais possède également une existence physique sous la forme de lieux/moments de rencontre et de coproduction.
Elle fonctionne autour d’un ou plusieurs animateur(s) et d’un dispositif de gouvernance.
Le cahier des charges (fonctionnel, technique, logistique, budgétaire, gouvernance…) de la plate-forme d’innovation, ainsi que des scénarios concrets d’exploitation de la plate-forme, portés par des acteurs du territoire sera constitué à l'issue du travail mené pendant cette année de projet (2009-2010). 

Des outils méthodologiques reproductibles
Le travail de cartographie des dynamiques numériques du territoire, nécessaire à l’identification de certains des acteurs-clés de la future plate-forme, n’a encore jamais été entrepris dans un territoire. Le projet aura par conséquent à cœur :
- d’en permettre la reproductibilité. La méthode sera ainsi formalisée en français et en anglais afin de permettre à d’autres territoires de reproduire la démarche.
- d’en faciliter l’intégration aux autres outils d’analyse et de décision du territoire : SIAD, diagnostics territoriaux… 

Pour aller plus loin :

Le blog du projet : www.rivedroitenumerique.org
 
Blog-journal de bord de l'audit mené en décembre 2009 par 9 étudiants du Master Audit et Conseil en communication de l'ISIC, sous la direction d'Amar Lakel, enseignant-chercheur. Ce projet consiste à analyser les contenus communicationnels des individus revendiquant leur appartenance territoriale ou s’exprimant à partir des communes du GPV sur le Web 2.0.

Territoires en résidence : la Rive Droite a accueilli d'octobre à décembre 2009 une équipe pluridisciplinaire de la 27 Région composée de designers, d'une sociologue et d'un journaliste pour une exploration originale du territoire. Leur n et l'échange avec les acteurs et citoyens du territoire ont pour but de mettre en valeur des pratiques, des réseaux, des projets existants ou émergents sur le territoire, portés par des acteurs (responsables de services municipaux, élus, associations...) ou des citoyens.

Diagnostic 2009 de l'AEC. Notamment les pages 12 et 13 qui rapportent les résulats du diagnostic "révéler l'hyperlocal" mené par Houda Benabdeljallil, chargée d'études à la FING pour le projet GPV et étudiante en Master Audit et Conseil et communication à l'ISIC. Il s'agissait là d'explorer les dynamiques territoriales qui émergent sur les réseaux numériques : "entendre la parole ordinaire qui s'exprime sur internet" et déterminer "comment l'analyser et comment réintroduire cette énergie déployée sur internet dans un projet urbain".


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